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Quelles solutions pour un transport routier plus « vert » ?

Essentiel au bon fonctionnement de l’économie, le transport routier assure la liaison entre les entreprises aux quatre coins de la France, de l’Europe et parfois au-delà. Mais il est également régulièrement la cible de celles et ceux qui souhaitent tendre vers un monde plus respectueux de l’environnement. Mais qu’en est-il de la pollution générée par les transporteurs routiers ? Existe aujourd’hui des solutions pour réduire cet impact ? Quelles sont les options envisagées pour demain ?

L’éternelle prédominance du transport routier

Contrairement à certains de nos qui tentent de diversifier les modes de transport de marchandises, via notamment le transport fluvial et le ferroviaire, la France s’appuie très largement sur la route, une tendance qui semblait même s’accentuer au cours des dernières années malgré les motivations affichées d’inverser la tendance. Ainsi, en 2016, la route représentait environ 85% du transport intérieur de marchandise, contre seulement 10% pour le rail et 5% pour le fluvial. Or, au-delà des seules préoccupations environnementales, le transport de fret routier est aussi source de problématique logistique bien que la route soit perçue comme la solution fiable et flexible par excellence.

Les émissions des gaz à effets de serre des transports routiers

Des études sont régulièrement menées pour le gouvernement ou des acteurs comme l’ADEME afin de connaître l’impact des transports sur les émissions de GES. Et avec 640 000 véhicules, le parc français de poids lourds est relativement conséquent. Ainsi, 2% des véhicules routiers sont des poids lourds, à la fois camions, bus et cars. Pourtant, ces 2% de véhicules ont émis en 2017 quelque 29,8 millions de tonnes de CO2, soit 22% des émissions de GES par le seul secteur des transports. Un réel différentiel qui, assurément, est l’un des indicateurs qui permettent de pointer spécifiquement l’impact du transport de marchandises par la route.

Des solutions écologiques pour le transport de marchandises ?

Des transports routiers plus respectueux de l’environnement

Il semble difficile de concilier poids lourds et écologie. Pourtant des acteurs du secteur tentent de relever le défi en réduisant les émissions actuelles. Cela passe notamment par les constructeurs qui imaginent des véhicules qui consomment moins de carburant et qui polluent moins.

Mais au-delà des véhicules eux-mêmes, rationaliser le secteur est également un enjeu de poids. Il s’agit en effet de transporter moins, de transporter mieux. L’idée n’est pas de réduire le volume des marchandises, un objectif quasi impossible quand la demande de cesse d’augmenter, mais de réduire le nombre de déplacements réalisés en optimisant chaque chargement ou de réduire les distances parcourues en misant sur le local.

Le développement du transport fluvial et ferroviaire

Parmi les engagements pris dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’un des objectifs est d’augmenter la part du transport non routier et non aérien à 25%. Et nous l’évoquions plus haut, certains de nos voisins, notamment les Allemands et les Néerlandais ont développé une réelle expertise dans le transport fluvial.

Et si la France a su, par le passé, exploiter plus fortement le potentiel du transport fluvial ou du transport ferroviaire, les dernières décennies ont pourtant marqué un recul. Pourtant les ambitions de développer à nouveau ces secteurs sont bien là. Et pour cause, à distance équivalente, ces deux modes de transport sont nettement plus économes du point de vue énergétique. On note cependant un frein majeur : le manque de flexibilité et la nécessaire jonction au transport routier en amont ou en aval des ports fluviaux et gares ferroviaires.

Par ailleurs, les infrastructures doivent évoluer, parfois être remises en état pour permettre le développement de ces deux secteurs.

Ainsi, plusieurs options existent effectivement pour tenter de réduire l’impact écologique du transport routier : améliorer la performance des véhicules via une baisse de consommation de carburant et une réduction des émissions de GES ; la rationalisation et l’optimisation du secteur des transports pour réduire au strict minimum les trajets ; et enfin réduction pure et simple du transport routier en misant sur le développement des modes de transport de fret alternatif que sont le transport fluvial et le transport ferroviaire. Les engagements du Grenelle de l’environnement en la matière seront-ils atteints ?

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